Transparence
Méthodologie
Ce site range deux choses qui se confondent partout ailleurs : ce que la minéralogie sait d'une pierre, et ce que la tradition lui prête. Voici comment les342 fiches sont établies, et où passe la frontière entre les deux.
Deux registres, jamais mélangés
Une fiche dit deux choses de nature différente. D'un côté, des faits : composition, dureté, système cristallin, solubilité, toxicité. Ils relèvent de la minéralogie et ne se discutent pas. De l'autre, des usages symboliques : protection, ancrage, ouverture du cœur. Ceux-là relèvent de la tradition, et nous les présentons comme telles, jamais comme des effets démontrés.
Concrètement : aucune fiche n'écrit qu'une pierre « soigne », « guérit » ou « traite ». Les vertus sont formulées au conditionnel et attribuées à la tradition (« réputée… », « on lui prête… »). Ce n'est pas une précaution de langage : c'est la ligne éditoriale. La lithothérapie accompagne un mieux-être ressenti, elle ne remplace aucun soin.
Comment on établit la sécurité
C'est la seule partie du site qui ne relève pas de la croyance. Ce qu'une pierre supporte dépend de sa composition, et de rien d'autre. Chaque fiche a éténormalisée champ par champ : contact avec l'eau, sensibilité au soleil, toxicité, préparation en élixir.
La normalisation retient toujours le mode le plus strict réellement mentionné. Le contact avec l'eau, par exemple, n'est pas un oui/non : il a trois valeurs : 121 pierres « oui », 100 « brièvement »,121 « non ». Et « brièvement » n'est pas « oui » : les distinguer évite d'autoriser un rinçage sur une pierre qui ne le supporte pas. Côté toxicité, 38 pierres sont signalées toxiques et 7 à manier avec prudence, avec l'agent en cause nommé (cuivre, plomb, amiante…) quand il est connu.
Quand une fiche se contredisait sur un point de sécurité, nous ne l'avons pas tranchée au hasard : chaque contradiction a été arbitrée sur recherche, avec la source qui a motivé la décision. Une découverte a guidé tout le reste : le plus souvent, c'était la consigne la plus restrictive qui était fausse : un « pas d'eau » recopié d'une fiche de boutique, qui en prime désignait le mauvais danger. Une fausse interdiction n'est pas une marge de sécurité : elle détourne l'attention du vrai risque.
À ce jour, aucune fiche ne se contredit sur l'entretien. Si c'était le cas, nous refuserions de donner une consigne pour cette pierre (deviner serait pire que se taire) plutôt que d'en choisir une au hasard.
Les sources
Les données minéralogiques s'appuient sur les références du domaine (bases de minéralogie, publications, institutions gemmologiques), citées en bas de chaque fiche. Les points de sécurité arbitrés conservent la trace de la source qui a motivé la décision.
Les 324 photographies de spécimens proviennent de Wikimedia Commons, sous licences libres uniquement (domaine public, CC0, CC BY, CC BY-SA). L'auteur, la licence et la page d'origine sont créditéssous chaque photo : l'attribution est une obligation de ces licences, pas une option. Quand aucune image libre et honnête n'existe pour une pierre (souvent des appellations commerciales que Commons ne catalogue pas), la fiche reste sans photo plutôt que d'en afficher une qui mentirait sur la pierre.
Qui écrit, qui relit
Les fiches sont écrites et relues par la rédaction de Lithoterapix. C'est un travail documentaire : rassembler, recouper et arbitrer des sources publiées. Ce n'est pas une expertise gemmologique : personne ici n'a de diplôme de gemmologie, et aucune pierre n'a été examinée en laboratoire. Nous le disons ici plutôt que de le laisser deviner.
La mention « relecture éditoriale » en tête de fiche signifie exactement ceci : la fiche a été relue ligne à ligne, ses données confrontées aux sources citées, et ses points de sécurité arbitrés selon la règle ci-dessus. Elle ne signifie pas « validé scientifiquement ». La date qui l'accompagne est celle de cette relecture, pas celle du dernier déploiement du site.
Ce que nos contrôles ne voient pas
La détection automatique attrape les fiches qui se contredisentelles-mêmes. Elle ne peut rien contre une fiche cohérente mais fausse : si une donnée erronée est recopiée partout de la même façon, aucune règle ne la signale. Nous le disons parce que c'est vrai, et parce qu'une limite tue est une limite qui trompe.
C'est aussi pour ça que le site distingue si nettement le su du cru. Dire « on ne sait pas », ou « la tradition le prête, la science ne le montre pas », n'est pas une faiblesse : c'est la seule position honnête quand c'est le cas.
Ce que ce site n'est pas
Rien ici ne constitue un avis médical, ni ne remplace une consultation, un diagnostic ou un traitement. L'efficacité thérapeutique de la lithothérapie n'est pas démontrée scientifiquement ; les bénéfices rapportés sont généralement attribués à l'effet placebo et au bien-être ressenti. En cas de problème de santé, de grossesse, ou pour un enfant, consultez un médecin. Une pierre ne se substitue jamais à un traitement prescrit.